Le vent te portera

“Un oiseau posé sur une branche ne craint jamais que la branche cède, parce que sa confiance n’est pas en la branche, mais en ses propres ailes.” En effet, un jour il se jette dans le vide et se laisse naturellement porter par le vent. Qu’importe finalement la branche, l’oiseau sait voler ; c’est en lui.   Et comme lui, j’y ai cru. J’ai cru que c’était en moi et qu’il suffisait que je m’entraîne. Ces ailes à découvrir, ces ailes à développer, pour un jour les déployer et prendre enfin mon envol. Ne plus jamais avoir peur du vide, … Continuer de lire Le vent te portera

Quand elle prend corps

Elle possède. Elle envahit. Au-delà des mots, au-delà de toute intelligibilité. Elle s’impose à nous. Elle emporte, elle transporte, elle transforme. Elle est le goût, la couleur, la musique, le relief de notre vie. L’émotion. Une araignée court sur le carrelage. Surgie de nulle part, une chaussure s’écrase avec violence sur elle, la rendant au néant. L’araignée… Soulagement. La peur, teintée de dégoût, s’évanouit doucement. L’araignée est morte, emportant avec elle l’émotion désagréable qu’elle avait violemment provoquée. Pourtant, élaborée au tréfonds de votre inconscient, cette émotion est la manifestation physique de l’expérience de vos ancêtres et de votre propre histoire, … Continuer de lire Quand elle prend corps

Il y a des câlins qui se perdent

   Partout s’affichent et sont brandis ces mêmes mots : respect, partage, tolérance, solidarité, vivre-ensemble… Tels des mantras, comme un rituel, espérant sans aucun doute que le verbe fasse réalité. Mais ces valeurs ne se dictent pas : elles sont le fondement d’une société humaine, ou elles restent paroles vaines. Jean-Jaures disait : “On n’enseigne pas ce que l’on sait ou ce que l’on croit savoir : on n’enseigne et on ne peut enseigner que ce que l’on est.” Il en est de même pour une société : elle enseigne à ses enfants ce qu’elle est. Et c’est d’autant plus … Continuer de lire Il y a des câlins qui se perdent